Il y a forcément une cause


 

C’est Claude Bernard qui a permis au 19 ° siècle d’instituer le lien de causalité dans les sciences du vivant, c'est-à-dire le lien entre une seule cause pour un seul effet. Même si  cette représentation est maintenant bien simpliste, elle imbibe toujours le mode de pensée général. 

 

La  cause de la tuberculose, c’est le bacille de Koch ;  la cause du diabète c’est le pancréas qui ne fabrique plus d’insuline ; la cause de l’infarctus c’est une coronaire qui se bouche… cette façon de présenter les choses a l’avantage d’être visualisable, modélisable, donc compréhensible. 

 

 L’implicite de ce mode de pensée est que le retrait de la cause permet de guérir la maladie. Il n’en est rien dans la dermatite atopique. La cause n’existe pas car il s’agit de l’empreinte de notre mode vie moderne sur notre capital génétique. Ceci s’appelle l’épigénétique. Plus de 100 gènes sont déjà concernés, et la liste n’est certainement pas exhaustive. Pour être plus précis, sur les 100 gènes déjà identifiés, seul un seul est abîmé, muté  : celui de la fillagrine. Les autres fonctionnent mal, comme si la carte mémoire de l'ordinateur était empoussiéré, comme si la scanette de lecture du code barre ne fonctionnait pas bien...

 


Mots clefs : terrain atopique, épigénétique,