Directeur de thèse

Corticophobie...chez les futurs médecins


Thèse sur la dermatite atopique


"L'observance des dermocorticoïdes est faible, en partie du fait d'une corticophobie des traitements corticoïdes topiques. Cette dermocorticophobie chez les patients est notamment due à une dermocorticophobie chez les soignants." 

 

 Ainsi début la thèse du Docteur Thomas Lecoq soutenue à la faculté de médecine de Lyon Sud le 14 novembre 2017. J'étais la promotrice du sujet et la directrice de thèse.

Soigner les patients, sans évaluer les compétences des soignants n'est pas à la hauteur du défi de la dermatite atopique. Il devenait nécessaire de contacter tous les étudiants en médecin générale et de tester leur connaissance et leur degré de sécurité face aux maniements de la cortisone en crème .

 

                                                                                     Le résultat est sans appel

 

Les futurs généralistes de France ont la même corticophobie que la population générale, sauf ceux formés dans les centres hospitalo-universitaires dont les services hospitaliers sont engagés dans l'éducation thérapeutique dans la dermatite atopique. Seuls 12 centres sur 45 CHU (centre hospitalo-universitaire) en France proposent ces programmes. Même si le chiffre s'améliore d'année en année, il reste insuffisant.

 

Cette étude rejoint les études précédentes réalisées chez  les pharmaciens. La corticophobie, même s'il ne s'agit pas d'une phobie au sens psychiatrique du mot, est un des obstacles au traitement des patients, source de souffrance physique et bien sûr de souffrance morale, de sentiment d'abandon et de solitude, d'incompréhension. La première origine de cette difficulté vient d'un manque d'enseignement évident des soignants tous confondus : 12 heures pour toutes les années d'un médecin généraliste, guère mieux chez les pharmaciens. En réponse, le GET, groupe d'éducation thérapeutique dans la DA a organisé un e learning pour les pharmaciens du nom de POP training. 


Mots clefs : corticophobie chez les médecins