· 

L'eczema et les medecins generalistes


Le médecin et l'eczéma
Le médecin et l'eczéma

 

Le médecin généraliste est le premier soignant du parcours de soins des patients atteints d'eczéma. 

 

Pour éclairer leurs difficultés face à cette maladie : deux thèses réalisées par des internes du service d'Immunologie et d'Allergologie Clinique de Lyon Sud  : 

 

  • Celle de Thomas Lecocq qui a évalué la corticophobie ( peur de la cortisone ) chez les étudiants en médecine en France. Seuls ceux qui étudient dans un centre hospitalo-universitaire (CHU) engagé dans un programme d'éducation thérapeutique  dans la dermatite atopique ne sont pas corticophobes
  • Celle de M.Poyer qui a évalué les besoins des généralistes face à cette maladie : alors qu'ils connaissent bien la physiopathologie, ils ont besoin de démonstration des soins.

En réponses : quelques propositions : 

L'eczéma facilité pour les généralistes
L'eczéma facilité pour les généralistes

 

 

 

  • Un livre facile à lire, écrit en méthode éducationnelle,                                                 rapide à lire dans la volonté d'être le plus pragmatique possible.

Retour d'expérience :

Les médecins sont dans leur grande majorité très demandeurs de ce type de formation. 

J'ai malheureusement vécu une expérience désagréable, bien significative de la non reconnaissance de cette maladie au niveau des instances de formation médicale validante. Nos instances de formation continue planifient des sujets avec des points de validation qui authentifient le travail post universitaire des médecins. Le sujet de la soirée était donc imposé : les 6 maladies dermatologiques bénignes. Cette terminologie appelle plusieurs commentaires : 

 

  • Déjà le mot bénin, qui s'oppose à cancer bien évidemment, a un implicite de " pas grave" . Entre danger de cancer et " pas grave" il existe pourtant  tout un panel de vocabulaire, balayé d'un revers de mains, du style " handicapant", " insupportable" "impactant la qualité de vie " ..
  • Les études de qualité de vie de l'eczéma  montrent que l'impact est équivalent chez les patients porteurs d'un cancer. Il faut croire qu'au niveau de nos instances, l'impact de la qualité de vie ne rentre toujours pas dans le choix des sujets.
  • Par contre dès que ces maladies débouchent sur les nouveaux traitements nommés biothérapies, elles apparaissent dans le programme de formation
  • Tout ceci met bien en évidence le mésusage, la non considération, la méconnaissance pour l'éducation thérapeutique du patient qui est de loin le meilleur traitement de l'eczéma. 

L'éducation thérapeutique du patient a pris ses lettres de noblesse il y a une cinquantaine d'années dans le diabète. Avant l'éducation thérapeutique, certains patients évoluaient vers la gangrène avec nécessité d'amputation. Après éducation thérapeutique, 90 % de moins d'amputation !

 

J'étais donc invitée par ce groupe de médecins généralistes à parler de 6 maladies dermatologiques bénignes, dont l'eczéma. Tout ce programme en deux heures de temps ! Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir que les cas cliniques imposés par la formation ne parlait que de l'eczéma de contact. L'eczéma atopique n'apparaissait même pas ! La confusion entre les deux types d'eczéma continue donc toujours, le déni de la maladie tout autant.

Or l'eczéma occasionne 3 500 000 consultations par an en France. 

 

Il est donc absolument nécessaire d'aider les généralises et faute de pouvoir agir au niveau des instances décisionnaires de nos formations obligatoires, payées par la sécurité sociale, je me suis tournée vers les laboratoires qui sont toujours un support fidèle de ce type d'atelier...

 

Bonne suite, n'oubliez pas de visiter mon site www.mag-da.fr


Mots clefs : Eczema et medecins generalistes

Écrire commentaire

Commentaires: 0